À la découverte de la traduction neuronale

À la découverte de la traduction neuronale
27
septembre
2018

Pour les passionnés de nouvelles technologies et de communication interculturelle, voici une innovation de plus qui nous plonge dans l’ère futuriste. Après la traduction automatique, qui malgré ses avancées considérables, offre des performances toujours assez médiocres, voici la traduction neuronale, un système incroyable qui commence à faire ses preuves. Comment fonctionne-t-elle ? L’homme peut-il vraiment être remplacé par la machine ? Comment se développe une telle technologie ? Plusieurs questions s’articulent autour de la traduction neuronale, un ovni dans le monde des traducteurs. Prenons le temps d’y répondre.

La traduction neuronale, qu’est-ce que c’est ?

La traduction neuronale est un type de traduction automatique sur le point de révolutionner l’univers de la traduction. Mais pour la comprendre, il faut savoir comment elle marche et en quoi elle diffère des moteurs de traduction automatique que nous connaissons déjà comme Reverso ou Google Translate.

Les différents types de traduction automatique

La traduction automatique a fait ses débuts dans les années cinquante, peu après les débuts de l’informatique. Il faut signaler que la traduction automatique a été l’un des premiers domaines envisagés par l’informatique, et au fil des ans plusieurs essais – plus ou moins concluants – ont débouché sur des résultats probants.

Parmi ces types de traduction, il y a le mot à mot automatique, la traduction par règles, la traduction statistique et la traduction hybride. Tous ces types de traduction automatique sont limités puisqu’ils reposent sur des probabilités et « improvisent » une traduction au moyen de dictionnaires, de corpus parallèle, de mémoires de traduction, d’occurrences, etc. Ces moyens génèrent des traductions aléatoires et ne peuvent donc pas être fiables à 100 %.

Comment fonctionne cette technologie ?

Contrairement aux autres, la traduction neuronale produit des résultats bien plus convaincants, pour la simple et bonne raison qu’elle repose sur l’intelligence artificielle. La traduction neuronale ne fonctionne pas par probabilité, elle sait déjà comment fonctionne la langue : elle trouve seule la grammaire, s’autocorrige, repère les usages, les expressions idiomatiques, etc. Grâce à des bases de données importantes, la traduction neuronale fournit des traductions très convaincantes.

Google et Microsoft comptent parmi les entreprises qui développent actuellement ce type de traduction automatique. Nous assistons aux balbutiements de cette technologie, même si les avancées sont impressionnantes. La grande question que tout le monde se pose, c’est de savoir si un jour cette technologie pourra rendre les traducteurs humains inutiles. Nous allons tenter d’y répondre.

La machine remplacera-t-elle l’être humain ?

Si beaucoup voient en la traduction neuronale une avancée qui supprimera l’emploi des traducteurs, cette technologie comporte encore d’énormes lacunes. Tout comme l’intelligence artificielle ne remplacera pas l’être humain, il est peu probable que la traduction neuronale remplace toute la profession de traducteur.

Mauvais points de la traduction neuronale

Le premier problème que pose la traduction neuronale n’est pas la qualité contrairement à ce que l’on pourrait croire, mais la confidentialité, puisque toute information fournie à un moteur de traduction telle que la traduction neuronale est détenue par l’entreprise qui a créé le moteur de traduction. Quant à la traduction elle-même, les premiers essais ont établi que la machine peinait encore à traduire des textes techniques et à appréhender les jargons qui y sont liés – tout simplement parce que tout ne se trouve pas toujours sur internet.

Pour finir, l’intelligence artificielle ayant encore des progrès à faire sur les plans social et émotionnel, difficile pour la traduction neuronale de percevoir l’attente des clients ou le public destiné, et donc de choisir la forme de rédaction la plus adéquate pour satisfaire des attentes précises. Bien entendu, ces quelques lacunes pourront disparaître avec les avancées conséquentes dans le domaine. Mais la machine remplacera-t-elle l’être humain ?

La traduction neuronale va-t-elle rendre les traducteurs inutiles ?

Bien entendu, la traduction neuronale affectera largement le domaine de la traduction dans les dizaines d’années à venir. Néanmoins, la machine ne pourra en aucun cas remplacer toute la profession de traducteur : dans les travaux qui nécessitent de la créativité – marketing, audiovisuel, etc. – la traduction neuronale pourra être incapable de fournir des résultats convaincants. La traduction neuronale reste une machine qui réagit par logique ; les traducteurs seront certes amenés à travailler un jour au côté de la traduction neuronale, mais ne seront pas pour autant remplacés.

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